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Giorgio Mattia

Italie

Résidence de recherche à Marseille
Dans le cadre du Nuovo Grand Tour, le ministère italien de la Culture – Direction générale de la créativité contemporaine ,
et le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale – l’Institut italien de culture de Paris.
Du 1er octobre au 29 novembre 2026

@giorgiomattia__
Cahier de recherche

La pratique de Giorgio Mattia (Frosinone, 1997) interroge l’archive et sa nature labile, marquée par les politiques de sa représentation. Il vit et travaille à Milan. Il est diplômé de la NABA, à Milan, où il a obtenu une licence puis un master en arts visuels et études curatoriales. Parmi ses expositions récentes : Agente di contrasto (Cripta747, Turin, 2026) ; Round and Round. And Round (Festival dell’arte nomadica, Ferentino, 2026) ; L’ombra che resta (Spazio Milesi, Milan, 2025) ; Warm socks on a sunny day ((R)isse, Varèse, 2025) ; Eutopia (Università Cattolica, campus de Milan et de Brescia, 2024) ; Voicing the Archive (Triennale Milano, 2023) ; Fare i conti con il rurale (Fondazione L’Arsenale, Iseo, 2023) ; Colostro (Torre Massimiliana, Venise, 2023) ; Degree Show (Palazzo Monti, Brescia, 2022) ; (im)possible ecologies (Orto Botanico, Rome, 2022).

« Au fil du temps, ma pratique s’est construite en tissant des fils qui ne sont disparates qu’en apparence, de la récupération d’archives à l’iconographie sacrée et ésotérique. Au cœur de cette démarche se trouve une réflexion critique sur le langage et ses tendances coercitives. Ce langage prescriptif englobe les grands récits (historiques, religieux, institutionnels) qui prétendent décrire le monde en termes définitifs. En réponse, je propose une iconographie de l’incertitude : des images et des structures qui soulèvent des questions plutôt qu’elles n’apportent de réponses. Ce qui paraît clairement défini acquiert ainsi une origine insaisissable, et les connexions visuelles condensent des concepts vastes et stratifiés dans le petit et le fragile.

L’enjeu n’est jamais une interprétation unique, mais une ouverture à une multiplicité de sens. Ma recherche se confronte au caractère irrévocable des récits passés ; c’est pourtant précisément dans la distance avec le référent historique que naissent de nouvelles possibilités. Plus l’origine est lointaine, plus la tension spéculative est forte : comme si une maison perdue, un temps jamais vécu ou un souvenir jamais possédé ouvraient un espace pour imaginer ce qui n’a jamais été mais aurait pu être, et qui ne devient visible qu’au sein de l’œuvre. L’usage récurrent du graphite, en dialogue avec des matériaux comme le fer, le tissu, la ficelle et le Finnboard, répond à ce besoin de fragmentation et de suspension. Des dessins minutieux, de très petit format, se greffent sur des dispositifs de présentation qui ne sont pas de simples supports, mais des structures sémantiques. L’œuvre devient alors un seuil : une tension entre ce qui est montré et ce qui est dissimulé, entre ce qui survit et ce qui n’a plus ni corps ni voix».

Résidences internationales est un dispositif Dos Mares, centre international de recherche en art.
www.2mares.org

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